Particuliers et family offices dans le non-coté : la transparence devient une attente
Le capital des sociétés non cotées n'est plus détenu seulement par des investisseurs institutionnels. Dirigeants actionnaires, family offices et épargnants attendent désormais une information claire sur ce qu'ils possèdent.

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Un capital-investissement qui s'ouvre aux particuliers
Les acteurs français du capital-investissement ont levé 42,9 milliards d'euros en 2025 (en hausse de 10 %) et investi 36,4 milliards d'euros dans 2 904 entreprises et projets d'infrastructure (France Invest et Grant Thornton, 25 mars 2026, consulté le 13 octobre 2026).
Une part encore minoritaire mais croissante de ces capitaux vient des particuliers. Ils ont apporté 3,1 milliards d'euros en 2025, en hausse de 8 %, dont 2,6 milliards d'euros par l'intermédiaire de l'assurance-vie, en hausse de 25 % (France Invest, 14 avril 2026, consulté le 13 octobre 2026).
L'épargnant n'achète pas directement les titres d'une société. Il détient des parts d'un fonds, souvent logé dans son contrat d'assurance-vie, qui investit à son tour dans des entreprises non cotées.
Trois profils de détenteurs aux attentes proches
Autour d'une société non cotée, plusieurs détenteurs non institutionnels coexistent souvent.
- Les dirigeants actionnaires. Dirigeants et cadres ont investi une partie de leur patrimoine dans la société, souvent par un management package : l'ensemble des titres et instruments qui les intéressent à la création de valeur.
- Les family offices. Ces structures gèrent le patrimoine d'une ou de plusieurs familles. Elles peuvent co-investir aux côtés d'un fonds, c'est-à-dire prendre une participation directe dans la même société, au cours de la même opération.
- Les particuliers qui passent par des fonds. Leur lien avec la société est indirect, mais leur intérêt pour ce que fait le fonds est bien réel.
Leurs situations diffèrent. Leur besoin est commun : savoir précisément ce qu'ils détiennent, ce que cela représente et ce qui change lors d'une opération sur le capital.
Ce que recouvre la transparence
Pour un actionnaire, la transparence repose d'abord sur quelques informations simples : le nombre et la catégorie de ses titres, les droits qui y sont attachés, l'historique de ses mouvements et les documents qui les justifient (procès-verbaux d'assemblée, bulletins de souscription, ordres de mouvement de titres).
Elle suppose aussi de comprendre ce qu'il percevrait en cas de cession. Dans une société dotée d'actions de préférence ou de mécanismes de partage de la plus-value, la réponse dépend du waterfall, c'est-à-dire de l'ordre et du montant de ce que chacun perçoit lorsque la société est vendue. Un dirigeant qui détient 2 % du capital ne perçoit pas nécessairement 2 % du prix de cession.
Elle suppose enfin une information identique pour tous : deux actionnaires d'une même catégorie doivent constater les mêmes droits à partir des mêmes documents.
Ces informations existent dans la société. Elles sont pourtant souvent dispersées entre le registre des mouvements de titres, les tableurs de la direction financière et les échanges avec les conseils.
Une attente qui change la relation avec les actionnaires
Pour les dirigeants et les fonds, répondre à chaque question individuellement devient lourd à mesure que le nombre de porteurs augmente. Une demande de relevé ou une question sur un vesting (le calendrier selon lequel un bénéficiaire acquiert progressivement ses droits) arrive souvent au moment où l'équipe financière est mobilisée ailleurs.
Les questions fiscales et juridiques propres à chaque actionnaire relèvent de ses conseils, auxquels il est utile de se rapprocher. La société peut en revanche mettre à disposition une information fiable, à jour et identique pour tous.
Plus la base d'actionnaires s'élargit, plus cette information devient un élément de la relation de confiance entre la société, ses investisseurs et ses dirigeants.
En conclusion
L'ouverture du non-coté aux particuliers et la place prise par les family offices et les dirigeants actionnaires élargissent le cercle de ceux qui doivent comprendre la structure du capital. Able met à disposition de chaque actionnaire un espace personnel où il consulte sa position, l'historique de ses opérations et ses documents, sur la base du registre tenu par la société.
